Avant de partir vers Compostelle: pourquoi, comment, précautions, pistes de réflexion et bien se préparer...

 

Trois choix s'offrent à vous:

- 1) télécharger le doc. PDF 

 

- 2) lire le document comme un livre à feuilleter avec une option zoom.

http://fr.calameo.com/read/000046373bb90cbf834b6

 

- 3) lire directement les diapositives un peu plus bas.

 

1- Télécharger
Les chemins de Compostelle.pdf
Document Adobe Acrobat 2.1 MB

Le choix "Télécharger" permet d'avoir le document à disposition sur son ordi. Il est léger à importer et souvent même Google.docs (si vous y êtes abonné(e)) l'ouvre de lui-même dans une page web.

N'hésitez pas à zoomer pour une meilleure lecture.

 

Si vous n'avez pas de lecteur (.pdf), vous pouvez télécharger PDF-XChange Viewer qui fait la même chose qu'Acrobat mais 10 fois plus léger, plus rapide , plus fluide et en français!!!

http://pdf-xchange-viewer.softonic.fr/

 

 

 

3) Visionner directement ci-dessous en cliquant librement sur les photos miniatures, à votre rythme de lecture. Le symbole suivant vous permet le visionnage "pleine page" (en le cliquant en bas à droite de la photo affichée):

Visionner directement en agrandissant les documents en cliquant sur
Agrandir

 

Voici les photos originales du diaporama précédent, seules, sans les textes. Cliquez sur les miniatures qui vous intéressent pour les visualiser en taille normale. La flèche à droite passera à la suivante.

Panneau-type du chemin
Panneau-type du chemin

En principe, ce panneau devrait être tourné - point jaune (Santiago) vers la direction suivie - car il symbolise la réunion de tous les chemins à Compostelle.

C'est le cas à 95%. Cependant il reste quelques panneaux (ou vignettes) dont le sens est inversé. La réflexion et la jugeotte sont dans ce cas les bienvenues.

 

 


(février 2012)

 

Pour les pèlerins qui désirent marcher le long du camino francès (donc la partie espagnole) sans se surcharger, un guide Michelin très léger et pas cher est à leur disposition.

85g et 6€

Il y a l'essentiel: le profil de l'étape, l'extrait de carte concerné par le parcours, les albergues principales le long de l'étape, quelques plans de centre-villes: Pamplona, Logroño, Burgos, Leon et Compostelle.

Pour consulter quelques pages c'est dessous:

6 mars 2017 - témoignage: conseils et mises en garde

 

Ce témoignage a paru sur le bulletin CAMINO le 6 mars 2017 et je pense qu'il est intéressant à rapporter ici.

Fidèle lecteur du bulletin du camino, je devais réagir aux articles qui traitent, malheureusement trop souvent, des mêmes sujets : parcours détournés, aigrefins de tout genre, chemin qui perd son âme, pèlerins et pèlerines « fashion victims », commerces et « marchands du temple » trop présents, conflits dans les gîtes entre ceux qui portent leur sac et ceux qui les font porter..., etc...

 

J'ai parcouru plusieurs fois le camino depuis 2010. SAINT-RAPHAEL, ARLES, LE SOMPORT, LE PUY EN VELAY par RONCEVAUX, LISBONNE SANTIAGO, etc... J'ai même marché sur le chemin de DAMAS et fait la voie de TOURS, en partie.

 

Depuis bien longtemps j'ai compris que sur le chemin il ne fallait pas être naïf. Bien sûr, il faut partager et respecter les règles propres à tout VRAI pèlerin, mais ne pas tomber dans le piège de la pitié, voire même de l'assistanat et, dans un autre domaine, ne surtout pas respecter à la lettre, sans réfléchir, fléchages et autres indications purement commerciales.

 

Fort de mon expérience, j'applique la règle des anciens pèlerins : le chemin le plus direct est toujours le meilleur. Bien entendu, si la sécurité et les obstacles naturels le permettent. Consulter la carte de temps en temps est très important, tracer son chemin la veille en se renseignant auprès des locaux, ainsi vous éviterez de mauvaises surprises.

 

Quant aux « escrocs », il est aisé de les repérer. La plupart du temps ils vous diront qu'ils font le chemin inverse (ainsi vous ne risquez pas de les revoir), qu'ils ont un problème de famille ou qu'ils sont malades. Ils sont presque toujours ou très propres, ou très sales et surtout ils n'aiment pas que vous leur parliez de leur itinéraire passé.

 

Pour les gîtes, il y a des « Thénardier », le mieux pour les éviter est de ne pas réserver à l'avance, vous trouverez toujours des places. Actuellement, les gîtes sont nombreux. Prenez le temps, une fois sur place, de visiter et de vous renseigner. Avec les établissements municipaux il n'y a pas de problème même si, parfois, le confort est plus spartiate.

 

Étant hospitalier de temps en temps, je connais le problème de l'intérieur.

 

Dernier conseil, méfiez-vous des « gentils organisateurs » de repas ou d'activités à l'étape, ce sont souvent des profiteurs et, sans vous en rendre compte, vous leur payez repas, gîte et visite du musée ! En conclusion, si vous voulez être tranquille et faire un chemin agréable, soyez relativement solitaire, choisissez avec soin et avec prudence vos compagnons de marche. N'hésitez pas à vous en séparer si l'harmonie et la confiance ne sont pas parfaites. La vulgarisation du chemin a, malheureusement, entraîné son lot d'inconvénients.

 

Loin de moi l'idée de paranoïa, mais les nombreuses situations que j'ai vécues m'ont enseigné cette prudence et m'encouragent, avec le recul, à continuer de procéder ainsi.

 

À l'occasion de mes différents chemins, j'ai vécu toutes ces situations et bien d'autres. Vous pouvez me contacter si vous désirez des renseignements sur les chemins que j'ai parcourus, ou sur des cas précis. Je peux même vous transmettre les notes prises lors de ces caminos. rv83 arobase aliceadsl.fr

 

Dans tous les cas, ce fut des moments de partage et d'amitié merveilleux. ULTREÏA

 

(Février 2012)

Voilà ce que j'écrivais à une amie qui partait pour la première fois sur le chemin du Puy avec sa mère:

 

"Si tu as vu le film St Jacques la Mecque, sache que tout y est exagéré mais que tout s'y trouve en réalité.
Si j'ai un conseil majeur à donner c'est de partir avec toute la conscience que ce n'est pas une simple marche mais une alchimie personnelle qui s'opère en nous et donc qu'on s'engage dans cette voie avec toute l'humilité possible, gage d'une douce transformation. Tout excès d'extériorisation prématurée pourrait provoquer des énergies difficiles à gérer ensuite. Partez doucement, avec recueillement, avec reconnaissance et en n'hésitant pas à demander toute l'aide intérieure. Votre corps en aura besoin.
En marchant, tout ce que le corps physique n'a pas pu vous dire jusque là, il le fera maintenant, vous allez l'y autoriser. Et ne soyez pas surprises de tous les petits maux qui vont se réveiller dans tout le corps. Ça fait partie de cette alchimie intérieure dont je parlais. Les douleurs vont "tourner"; jamais les mêmes: au fur et à mesure, le corps s'auto-répare.
  Et le sac est lourd! Ne pas hésiter à bien serrer la sangle de taille pour alléger le plus possible les sangles d'épaules. Ce sont celles-là qui font mal. Et pour les chaussures, prendre une bonne pointure au-dessus car les pieds se transforment aussi. On peut avoir deux couches de chaussettes dont une de très fine sur la peau. On peut aussi se mettre sur les pieds une pommade spéciale (type NOK) qui permet à la chaussette de glisser sur la peau sans faire d'ampoules." 

ici on parle des pieds des marcheurs!

Eh oui, partir au long cours c'est prendre en compte à la fois le matériel, le corporel, le psychique et le spirituel...

 

 

(Juillet 2011)

Voici le témoignage d'un pèlerin que je trouve parfait pour témoigner de ce que peut être un premier chemin de Compostelle:

"Le premier jour, le marcheur du dimanche, apprenti pèlerin, ayant endossé la panoplie «baroudeur» chez son magasin de sport préféré, fort de ses certitudes, bien dans sa peau, et content de lui, ressemble un peu à un meuble de style ou à un bahut rustique, remarquablement ciré, bien placé et depuis toujours, admiré. Passé le col de Roncevaux, notre cher meuble perd un peu de sa superbe ; disparu le brillant qui faisait son orgueil, évanoui son aspect flatteur, ne reste qu’un meuble quelconque, banal, mais qui fait encore son petit effet.

Quelques jours plus loin, franchi le magnifique pont roman de Puente la Reina, le meuble se disjoint, se démantibule, se disloque, ne restent que quelques planches éparses, du bois à brûler.

Enfin, après des jours et des jours de marche, dans la solitude, le silence et la beauté du chemin, à travers l’immense meseta de Castille déserte et grandiose, les planches sans importances retournent dans l’humus profond rejoindre les racines dont elles sont issues. De même, le marcheur, après des heures et des heures d’effort, de peine et d’émerveillement, débarrassé de toutes les frivolités qui encombraient son maigre cerveau, devient enfin pèlerin authentique ; alors se révèlent en lui la fragilité, la vanité, la fugacité de son existence ; en même temps, marchant des lieues et des lieues, des jours et des jours, dans la nature sauvage, sous un soleil roi, sous une pluie glacée, ou dans la douceur parfumée d’une forêt d’eucalyptus, l’homme, ou mieux, l’enfant prodigue de la création, redevient frère de l’arbre, ami de l’écureuil, complice des oiseaux s’envolant au froissement d’une brindille sous le pas, ombre des étoiles et compagnon des fleurs inconnues qui font chanter le chemin. Alors, comme une source pure et fraîche, la prière vers l’Eternel coule d’elle-même, joyeuse, sincère ; le brouillard de sa vie se dissipe et il ressent quelque chose de supérieur, d’indicible, comme une relation cosmique, fusionnelle avec la création, avec l’Esprit. Longtemps, le pèlerin marchera avec bonheur sur le chemin qu’il voudrait sans fin."

                                    masson-charles-henri(chez)club-internet.fr

(mai 2010)

2010: année Jacquaire, attendez-vous à ne pas être seuls/les sur les voies fréquentées.

J'ai marché quelques jours sur le Camino francès entre Pamplona et Logroño fin avril début mai et il y avait déjà, selon des statisques du bureau des pèlerins de Logroño(à l'entrée du pont) autour de 80 pèlerins par jour; sans compter ceux qui ne s'y arrêtent pas!

 

Un peu agacé par cette ruche perpétuelle, j'ai pris le bus pour Santander où j'avais arrêté mon chemin du Nord en 2009 afin de continuer la pérégrination; une vingtaine de pèlerins seulement se partageaient les petits gîtes qui se trouvaient très vite à saturation cependant.

On a appris à solliciter les chambres chez l'habitant et les hébergements privés qui se trouvent finalement très compétitifs à plusieurs; genre chambre à 2/3 lits entre 20 et 25€.

 

J'ai tout de même arrêté mon chemin à cause du temps froid et pluvieux (même en Espagne) de ce mois de mai. Tant pis pour la rémission de mes péchés cette année :))

La Créanciale
La Créanciale

  (Avril 2010)

Vous aurez besoin, surtout en Espagne, du document de cheminement appelé Créanciale (pour l'église) OU Crédenciale (pour les organismes laïcs).

 

Les Créanciales s'obtiennent auprès des évéchés ou des lieux de cultes catholiques des villes de départs (Le Puy, Vézelay...).

Les Crédenciales sont délivrées par l'ACIR ou les Offices de Tourisme des voies Jacquaires.

Pour la Crédenciale de l'ACIR, vous pouvez:

-soit la commander ici (vous devrez télécharger et imprimer vous-même le formulaire),

-soit télécharger le formulaire de demande directement ci-dessous et l'envoyer avec un chèque de 8€ (tarif 2010/2011) à

ACIR Compostelle- 4rue Clémence Isaure- 31000 Toulouse

La Crédenciale
La Crédenciale

L'ACIR est un organisme interrégional à la fois parapublic, professionnel et laïque.

L'Association, en accord avec les valeurs promues par l'UNESCO et par le Conseil de l'Europe, veille à privilégier la grande dimension physique et culturelle des chemins de Compostelle en France.

 

Les candidats au chemin auront, auprès de cette association, beaucoup de réponses pratiques à leur questionnement.

la Compostella
la Compostella

avril 2009

Pour recevoir la COMPOSTELLA une fois arrivé au but, il faudra, depuis cette année 2009 se conformer à quelques exigences.

 

En effet, les autorités écclésiastiques de Compostelle semblent avoir règlementé le type de document appelé "crédencial" ou "créancial". Voyez les modèles sur cette page.

 

De même il sera demandé 2 tampons* différents par étape pour les 100 derniers km(200 à vélo) qui sont toujours le seul critère à respecter pour l'obtention de la Compostella. C'est ce qui explique la foule des pèlerins à partir de Sarria par exemple.

*vous aurez directement l'info en Espagne pour ce point-ci.

 

Informations de 2009 (source :ACIR, voir ci-dessus):

<<le Bureau d'Accueil des Pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle nous informe que malgré leur souhait d'uniformisation de la crédencial française, face aux pressions subies de la part de certaines associations jacquaires, il remet la décision d'uniformisation de la crédencial entre les mains de l'Evêché du Puy-en-Velay.
Il semblerait que pour le moment et jusqu'à nouvel ordre, toutes les crédencials soient acceptées à Compostelle pour obtenir la Compostela. Par prudence, l'ACIR continuera à délivrer la crédencial espagnole dont la validité n'est pas remise en cause par le Bureau des Pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle.>>

 

Témoignage d'un pèlerin(16 juin 2009): J'ai rencontré ce pèlerin à St Palais; il revenait de Compostelle. Il a eu quelque difficulté dans sa pérégrination ce qui l'a empêché à plusieurs reprises d'avoir 2 tampons par étape sur les 100 derniers km.

On lui a tout d'abord refusé la Compostella avant de revenir sur cette décision devant son insistance et le rapport de ses difficultés...

 

 

 

Pour avoir une idée de la fréquentation internationale des pèlerins à Compostelle, voyez ces statistiques tenues à jour avec plusieurs entrées et thèmes de comparaison

 

 

Ce site est en permanente évolution; je m'efforcerai de le maintenir à jour, notamment en datant les informations que j'y placerai.